Si jusqu’alors, et conformément à l’article R4321-9 du code de la santé publique, le kinésithérapeute n’était habilité à prendre la tension artérielle et les pulsations que "dans le cadre des traitements prescrits par le médecin et au cours de la rééducation entreprise", la loi visant à doter la France d'une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires, publiée au Journal officiel le 28 juillet dernier, autorise les kinésithérapeutes à mesurer la pression artérielle de leurs patients. Une mesure "de bon sens" qui "sécurise juridiquement cette pratique et conforte le rôle des kinésithérapeutes dans le repérage précoce de l’hypertension artérielle", assure l'Ordre national des masseurs-kinésithérapeutes sur son site.

Le texte élargit, par ailleurs, les possibilités d’intervention en matière de prévention en associant davantage les étudiants en santé, dont ceux en kinésithérapie, qui pourront contribuer aux actions de sensibilisation et ainsi renforcer la diffusion des messages de prévention auprès de la population.

Au-delà de cette mesure concernant directement les kinés, la loi renforce aussi les actions de dépistage en milieu scolaire dès 6 ans – dépistage précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires notamment de l’hypercholestérolémie familiale et du diabète de type 1 préclinique lors de la visite médicale obligatoire des six ans de l’enfant –, et les actions de prévention et de sensibilisation aux risques cardio-neuro-vasculaires en milieu professionnel, en partenariat notamment avec les CPTS, les étudiants en santé, les organismes mutualistes et les organismes de prévoyance.

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