Au 6 janvier 2026, 113.632 kinésithérapeutes étaient inscrits au tableau de l'Ordre dont 108.247 en activité. Soit 2.006 kinés actifs de plus qu'en 2024. C'est ce que révèle le rapport d'activité 2025 publié par le Conseil national de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes (Cnomk) le 24 juillet dernier. Ce dernier recense ainsi une majorité de kinés libéraux (93.018) répartis entre 46.171 hommes et 46.847 femmes. La disparité est plus marquée au sein des 15.229 kinés salariés qui compte 10.510 femmes contre 4.719 hommes.

Une large part des kinésithérapeutes inscrits au tableau de l'Ordre ont obtenu leur diplôme en France (75.661) et 36.612 ont un diplôme issu de l'Union européenne. Seuls 359 l'ont obtenu hors UE.

La répartition des kinésithérapeutes est inégale sur l'ensemble du territoire. Ainsi, si le Centre-Val de Loire, la Normandie et l'Ile-de-France comptent le moins de kinés pour 10.000 habitants (respectivement 10.83, 11.52 et 12.37), les régions Paca, Occitanie et Corse (ainsi que la Guadeloupe, la Réunion et la Martinique) présentent les plus forts ratios : 22.91, 23.22 et 23.96 kinés pour 10.000 habitants, précise l'Ordre. 
 

crédit : Cnomk


En 2025, on comptait ainsi 16.45 kinés pour 10.000 habitants. Un chiffre continuellement en hausse depuis 2016 où l'Ordre en dénombrait 12.24 kinés. En termes de densité, la France se situe ainsi à la 10e place des pays de l'UE, loin derrière la Belgique et le Danemark (qui comptent respectivement 35.13 et 34.54 kinés pour 10.000 habitants) mais loin devant la Croatie (5.20) ou la Roumanie (3.96).

Pour Pascale Mathieu, présidente du Cnomk, "le virage préventif ne pourra se faire sans les kinésithérapeutes, dont l’expertise en rééducation et en accompagnement des parcours de vie constitue un atout essentiel". La profession doit "[trouver] pleinement sa place dans l’action publique : au triptyque médecin, pharmacien, infirmier doit désormais être associé le volet rééducation. À ce titre, les pouvoirs publics ont un rôle déterminant à jouer pour soutenir, encourager et valoriser cette contribution essentielle à l’organisation des soins et à la santé des populations". 

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