"La ménopause peut être une chance." Stéphanie Rist n’a cessé de le marteler hier, lors des 1ères Assises de la ménopause organisées à PariSanté Campus (Paris, 15e). "Elle peut être une nouvelle phase de vie, une période de liberté, un nouveau commencement... Mais la ménopause sera une chance le jour où nous lui aurons accordé toute la considération qu'elle mérite. Or, aujourd'hui, trop de femmes renoncent et il est temps de rompre avec l'injonction du faire avec." C'est dans ce contexte que la ministre de la Santé a annoncé hier un vaste plan sur la santé des femmes. "Pour y répondre, il me semble falloir garder 3 boussoles : écouter les femmes, décider à partir des preuves scientifiques, et choisir l’action collective."

Pour élargir l’accès des femmes aux professionnels de santé, la ministre a annoncé hier le lancement "dans les prochaines semaines" des négociations conventionnelles entre les représentants syndicats des sages-femmes et la Cnam sur la mise en place d'une “consultation longue ménopause permettant un bilan global de santé”. Ce qu’elle confirme dans sa lettre de cadrage adressée hier à Thomas Fatôme. Objectif : "examiner avec sérieux le renforcement de la place des sages-femmes dans la prise en charge qui assurent déjà des consultations gynécologiques à cet âge et sont confrontées à ces situations au quotidien. Elles pourront assumer demain des consultations longue ménopause et à 360 degrés", a précisé la ministre.  

 

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