Influence sur les comportements de santé, retards de recours aux soins, détournement ou de fragilisation de l'adhésion au traitement… Les répercussions de la désinformation en santé étant nombreuses, le gouvernement lance ce mercredi, un Observatoire de la désinformation en santé pour faire de cette lutte "une priorité". Notamment avec l'adoption en janvier 2026 d'une stratégie nationale dédiée, a rappelé hier le cabinet de la ministre de la Santé, lors d'un brief presse.
Intégrée dans cette stratégie nationale dotée d'une feuille de route "construite avec des experts scientifiques, des professionnels de santé, des journalistes, des chercheurs, des associations de patients, des représentants de la société civile et des acteurs du numérique", l'observatoire a été lancé dans le cadre d'Octobre rose, "un sujet vraiment très exposé aux fake news", souligne le cabinet du ministère : "Le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme et ces infox ne sont pas anodines" car elles "entraînent un renoncement au dépistage, une remise en cause des traitements et potentiellement [le fait de] se tourner vers des pratiques non validées scientifiquement".
L'objectif de ce nouvel Observatoire - qui doit répondre à "une urgence sanitaire mais aussi démocratique" qui "mine la confiance, le débat, la cohésion sociale et l’action publique", comme l'a déclaré Stéphanie Rist lors du lancement - est donc "de garantir l'accès à une information fiable et scientifiquement fondée" avec une "politique de prévention sur les fausses informations".