Les experts en charge de ce sujet ont ainsi livré 9 recommandations pour empêcher la "science [de] déserter l’espace public". La première appelle à "développer une éducation à l’esprit critique, une culture scientifique partagée et une culture citoyenne en santé" tout en renforçant "l’éducation aux médias appliquée à la santé, en apprenant à rechercher et à vérifier les sources".
La task force insiste aussi sur la nécessité de "renforcer la formation à la science, à l’esprit critique et à la littératie numérique des professionnels de santé et scientifiques, des journalistes, des cadres publics et les élus" et à bannir la labélisation académique des pratiques de soins non conventionnels (PSNC) non validées".
Troisième recommandation : l'élaboration d'un "Plan public d’information et de lutte contre la désinformation" de chaque institution ou organisation, avec une "introspection régulière" sur les pratiques de production et de diffusion de l’information, le tout avec un "affichage clair des ambitions et des priorités de l’institution".
En écho au Nutri-Score, la mission demande l'instauration d'"un outil d’évaluation et d’information de la qualité éditoriale des sources d’information en santé, sur la base du volontariat", avec "des critères publics, transparents et reproductibles, une traçabilité et qualité des sources, une validation scientifique, une actualisation et une gestion des erreurs".