D'un minimum de 20 personnes accompagnées à 55 : un décret publié au Journal officiel du 29 mai dernier, modifie les seuls des capacités d'accompagnement du dispositif "Un chez-soi d'abord" afin notamment de "permettre son essaimage dans les territoires ruraux", précise le texte. Ce dispositif, "intervention sociale innovante" détaillent les pouvoirs publics, permet à des "personnes sans abri les plus fragiles, celles qui souffrent de troubles psychiques et cumulent les plus grandes difficultés, d’accéder directement à un logement ordinaire et d’être ainsi accompagnées vers la réinsertion".
Le portage de ces structures doit se faire via un groupement de coopération sociale ou médico-sociale – établissement de santé assurant des soins psychiatriques et ayant une équipe mobile de psychiatrie à destination des personnes en situation de précarité ou encore Csapa (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie) – comptant une équipe pluridisciplinaire (au moins un médecin psychiatre, un médecin généraliste, un cadre coordinateur d'équipe, une infirmière, un travailler social, un médiateur de santé-pair, ou encore une personne en charge de la recherche des logements et de l'intermédiation locative).
Transposition française du projet "Housing First", initié à New York dans les années 1990, le dispositif – qui se décline par des appartements de coordination thérapeutique – a été lancé en 2011 à Marseille, Lille, Toulouse et Paris, par les ministères en charge de la Santé et du Logement pour lutter contre les problèmes psychiques sévères dont souffre un tiers des personnes vivant à la rue. Après une première phase d’expérimentation concluante, l’État a ouvert 16 nouveaux dispositifs entre 2018 et 2022.