"Devant l'afflux de personnes âgées aux urgences, il a fallu agir vite", explique le Dr Sylvie Rossignon, présidente de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS)  et de la plateforme territoriale d'appui (PTA) de la métropole nancéienne. Cet été, avec une impulsion collective autour de forces vives de l'axe ville/hôpital, l’ensemble des partenaires de la CPTS – des secteurs sanitaire, social et médicosocial - se sont mobilisés pour apporter des solutions inédites, à "trois niveaux distincts". 

Le premier niveau concerne le back office du Samu pour le territoire de la métropole nancéienne, en amont des urgences. Depuis le 1er août, les patients qui appellent le 15 sont mis en relation avec un assistant de régulation médicale (ARM) qui va qualifier l'appel et le transmettre à un médecin régulateur du Samu. Celui-ci va évaluer le degré d’urgence. Si la réponse conseillée est une orientation vers un médecin généraliste de ville, celui-ci peut - du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 8h à 12h -, transmettre la demande à la plateforme téléphonique de la CPTS, gérée par StanPro. "Le télésecrétariat doit pouvoir proposer une solution dans les cinq minutes, que ce soit un rendez-vous à court ou moyen terme", précise Sylvie Rossignon.

Pour apporter ce type de solution, Christiane Hueber, gérante de StanPro, a dû réaliser un important travail de paramétrage en amont. "Il a fallu contacter tous les médecins généralistes libéraux pour leur demander s’ils acceptaient d’accueillir rapidement des patients en réservant quelques créneaux. On a répertorié leurs dates de congés, la présence ou pas d’un remplaçant, la possibilité ou pas de réaliser un ECG au cabinet, d’accueillir des personnes en situation de handicap…" Dès le 27 juillet, 40 soignants se montrent intéressés. Trois semaines plus tard, ils sont déjà 85 (sur les 324 médecins généralistes que compte le territoire) à "jouer le jeu" - et à bénéficier de la majoration de 15 euros par consultation de soins non programmés mis en place par l’État. Parmi eux, tous les généralistes adhérents à la CPTS.

 

On ne demande aux médecins de proposer un créneau par jour, rien n’est imposé : ils donnent en fonction de ce qu’ils peuvent
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