Objectif : au moins un centre de santé par arrondissement à l'horizon 2032. Dans le volet "santé" de sa campagne à la mairie de Paris, Sophia Chikirou détaille son "plan d'actions" en vue de "bâtir un véritable service public communal de santé publique, ancré dans les quartiers, articulé avec l’ensemble des politiques pour garantir un accès effectif aux soins à l’ensemble des Parisiennes et des Parisiens", précise-t-elle sur son site. Sur les 7 actions détaillées*, la deuxième consiste à créer une "politique de santé communale de proximité" en "[densifiant] le réseau de centres de santé municipaux polyvalents (…), en coopération avec le personnel médical de l’AP-HP de centres de santé de l’Est parisien pour y pallier la crise de l’offre médicale".

La députée La France Insoumise ambitionne ainsi de "doter les centres de santés d’unités mobiles chargées de missions de prévention", de "déployer des antennes de santé communale dans chacune des mairies d’arrondissement, chacun des 18 centres sociaux municipaux et chacun des 20 Espaces Paris Jeunes (…) sans dépassement et au tiers payant intégral" ou encore de "sauver les centres de santé associatifs parisiens en engageant une politique de subventions, d’accompagnement, voire de reprise communale des centres au bord de la fermeture en les intégrant au réseau communal de santé de proximité, en vue d’honorer un engagement 0 fermeture de centres de santé durant la mandature".


Elle propose aussi de "créer 5 maisons médicales de garde" en partenariat avec l’AP-HP, qui seraient "installées dans les centres de santé", afin d’orienter les Parisiens "en cas de besoin imprévu en soins ambulatoires". Mais également de créer "un service de bus itinérants santé dans les quartiers populaires" dans les zones d’intervention prioritaire (ZIP) "afin de renforcer la prévention, l’accompagnement et l’orientation [auprès des publics] les plus vulnérables".

Sophia Chikirou souhaite aussi "ériger la santé mentale en cause commune" en recrutant dans les centres de santé municipaux polyvalents des psychologues pratiquant le tiers payant intégral "avec pour objectif d’atteindre à horizon 2032 au moins 2 psychologues par centre de santé municipal, et pour ambition d’étendre le dispositif aux antennes de santé d’arrondissement". Ou encore de développer des points accueil santé mentale dans chaque arrondissement à horizon 2032, qui seront déployés dans les centres de santé municipaux, les mairies d’arrondissement et les locaux associatifs. Elle ambitionne également de développer les réseaux de maisons sport santé "au-delà des trois existant aujourd’hui à Paris (11e, 15e, 19e arrondissement)" consciente que "l’activité physique adaptée [contribue] à une meilleure santé mentale (régulation du sommeil, réduction de la consommation de médicaments psychotropes…) ainsi qu’à une diminution de l’obésité". Elle propose par ailleurs la mise en place d'une aide de 20 euros supplémentaires par séance chez un psychologue pour pallier "l'insuffisance du dispositif Mon soutien psy". 


NOTE
* Agir pour sauver l’hôpital public parisien / Créer une politique de santé communale de proximité / Révolutionner la relation entre les soignants et la Ville de Paris / Protéger en amont la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant / Ériger la santé mentale en cause commune / Engager une politique de santé solidaire communale / Faire de la santé environnementale un pilier de l’action communale
RETOUR HAUT DE PAGE