Un peu moins de quatre mois pour dessiner les contours du nouvel accord national des centres de santé, après sa dénonciation en avril dernier. Et pour parvenir hier, jeudi 28 août, à sa signature -"essentielle pour les centres de santé", assure Hélène Colombani, présidente de la Fédération nationale des centres de santé (FNCS) - de nombreux "ajustements" ont été nécessaires. Mais certains sujets doivent "encore être travaillés" lors de groupes de travail qui débuteront au premier semestre 2026 afin de déboucher sur des avenants pour les centres de santé atypiques (ceux ayant des publics spécifiques comme des migrants, des étudiants ou encore les centres Drom) dès fin 2025.
"Il y a eu des hauts et des bas, confie Hélène Colombani. Tout l'été, nous [les organismes représentatifs des centres de santé, NDLR*] avons échangé, et fin juillet, nous nous sommes demandé si nous devions signer... Nous avons retravaillé lors d’échanges assez denses avec l'Assurance maladie. Cela nous a permis de prendre en compte nos spécificités, car nous voulions que l'ensemble des centres de santé soient intégrés et bénéficient des améliorations."

crédit : FNCS
Pour intégrer l'ensemble des structures, "ce qui a par ailleurs ralenti les discussions, à un moment", les 9 fédérations représentatives se sont retrouvées toutes les semaines pour travailler sur les propositions et parvenir à un texte pouvant convenir à tout le monde. "Vu le contexte politique actuel, il était nécessaire de s'inscrire dans un cadre déterminé. Que cela soit de notre côté ou de celui de la Cnam, personne ne souhaitait se retrouver en règlement arbitral", confie Hélène Colombani.
Revaloriser les rémunérations des centres de santé, encourager la prise en charge des publics vulnérables, mettre en place un indicateur pour suivre et valoriser le travail réalisé en coordination... Dans un communiqué de presse publié hier soir, la Cnam détaille les "mesures concrètes" introduites par ce nouvel accord qui vise à "simplifier et faciliter" le fonctionnement des CDS.