Article publié dans Concours pluripro, juin 2022

Un espace inédit d’écoute et de conseils pour les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire. C’est ainsi que se présente Cocon (contraction de "cancer de l’ovaire et conseils"), la première tiny house itinérante, créée en 2021 par l’association de patients Imagyn ("Initiative des patientes atteintes de cancers gynécologiques") et le laboratoire GSK France. Objectif : "apporter une réponse commune à plusieurs enjeux : l’information, la sensibilisation et la proximité", expliquait alors le Dr Christophe Tessier, directeur médical oncologie de GSK France, lors de la première conférence de presse en 2021. En clair, sensibiliser les patients "au mieux-vivre, travailler en étroite collaboration avec les centres anticancéreux et les établissements hospitaliers, et informer le public en général sur ce cancer souvent silencieux".

Un an plus tard, pour sa deuxième tournée en région, Cocon souhaite étoffer sa mission : aller à la rencontre des femmes et de leurs proches pour échanger sur leur vécu et répondre à leurs questions sur la prise en charge, et sensibiliser le grand public à cette pathologie encore méconnue.

Lire aussi notre article : Cocon, la première "tiny-house" pour sensibiliser au cancer de l’ovaire

 

 

"On ne s’est pas trompé"

Et pourtant, c’est le 8e cancer féminin en fréquence, le 4e en termes de décès (3 500 chaque année). 75 % de ces tumeurs sont diagnostiquées à un stade avancé. En 2018, 5 200 nouveaux cas étaient recensés, estime l’Institut national du cancer. Selon un sondage réalisé en octobre 2020 par GSK et Imagyn, 90 % des 2 406 femmes interrogées affirment ne pas connaître les signes qui pourraient faire penser à un cancer de l’ovaire, 70 % ne se sentent pas suffisamment informées sur les cancers gynécologiques et 20 % estiment présenter au moins deux facteurs de risque…

"L’un des trois axes de Cocon est d’orienter l’information au plus près des patientes, poursuit Christophe Tessier. Nous les mettons donc en relation avec les interlocuteurs locaux, grâce aux antennes régionales d’Imagyn, mais aussi les professionnels de santé de la région – souvent le couple médecin-chirurgien – et de l’établissement hospitalier partenaire." Et, affirme-t-il, "le bilan est extrêmement positif ! On ne s’est pas trompé en optant pour une activité itinérante. D’autant que cela permet une égalité de l’accès à l’information et à la prise en charge", explique Christophe Tessier, conscient que le niveau d’information n’est pas le même en fonction des régions.

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