Drôle de façon de lutter contre la désertification médicale. "On ne peut pas interdire aux gens de tomber malades, mais on ne peut pas non plus accepter qu'ils soient contraints de parcourir des dizaines de kilomètres pour se faire soigner", explique Joël Hocquelet, maire socialiste de Marmande, à La Dépêche du midi. Dans la commune de cet ancien médecin généraliste, une grande partie des soins reposent sur l'hôpital intercommunal Marmande-Tonneins qui depuis plusieurs années traverse des zones de turbulences notamment dues au nombre de médecins urgentistes, divisé par deux en un an, entraînant des fermetures ponctuelles du service des urgences. 

En septembre 2025, Joël Hocquelet a alors présenté un projet de maison de santé, qui "a eu du mal à avancer" révèle-t-il à Sud-Ouest. Depuis, le maire se concentre sur un projet de centre de santé, pour lequel un diagnostic de territoire a été lancé. En attendant, l'arrêté interdisant aux habitants de tomber malade -qui a ensuite été repris dans un autre village voisin - a d'abord provoqué une réaction "favorable" de l'ARS, en charge du centre hospitalier intercommunal. Début octobre, il s'est entretenu avec l'ARS mais aussi avec le directeur de cabinet de la ministre de la Santé. "J'ai proposé de résoudre une démarche administrative pour deux contrats de médecins urgentistes qui arrivaient à échéance d'ici quelques semaines au centre hospitalier. Quelques jours après, le problème a été réglé."

Depuis, l'hôpital a informé la presse locale et les usagers de la fermeture du service des urgences pour plusieurs nuits entre le 21 et le 24 octobre. Le maire, de son côté, laisse a disposition de ses habitants une pétition réclamant un système de santé "réellement accessible à tous", qui sera adressée à Stéphanie Rist.

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