Avec 5.3 millions de bénéficiaires et 3 millions d’entre eux protégés en maladie, soit 4.5% de la population Française, "la Mutualité sociale agricole (MSA) est la sécurité sociale du monde agricole". Comme chaque année, ce "guichet unique" des assurés du régime agricole dresse son rapport Charges et produits pour 2027, en formulant aussi bien ses propositions qu'en dévoilant son bilan annuel. Ainsi, on y apprend que pour l'année 2025, le total des charges de la "branche maladie" au régime des "non-salariés agricoles" s’élève à plus de 6.3 milliards d’euros. "Les prestations sociales maladie représentent 85.3 % des dépenses du régime, soit près de 5.4 milliards d’euros." Une baisse de près de 10% en 5 ans due à la "diminution des dépenses de prestations sociales", affirme la MSA. 

Concernant les produits, le financement professionnel, "composé des cotisations employeurs et de la Contribution sociale généralisée (CSG)", d’un montant total de près de 1 milliard d’euros, "constitue 15.3 % des recettes totales en 2025". Les autres sources de financement proviennent des transferts du régime général "qui équilibrent le solde de la branche maladie" - plus de 3 milliards d’euros, soit 47.8 % des recettes - et "des impôts et taxes affectés" - plus de 1.8 milliard d'euros. 

Santé mentale, désertification médicale… la population agricole en première ligne

Le rapport met aussi en évidence plusieurs problématiques majeures touchant la population agricole et les territoires ruraux. Principal risque pointé du doigt : une crise de la santé mentale. En 2023, le risque de suicide etait 66.2% plus élevé que dans la population générale. Le surrisque atteint un sommet de 114.5 % chez les 15-64 ans et "80% pour les 65 ans et plus". Une évolution inquiétante, d'autant que ce surrisque a progressé de 40 points pour les non-salariés entre 2018 et 2023. 

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