"Il ne s'agit pas d'être 'pour' ou 'contre' la financiarisation de la santé mais plutôt de maîtriser un phénomène qui a pris beaucoup d'ampleur." Le ton était donné hier matin au brief presse détaillant le plan présenté ce mardi par Stéphanie Rist et Serge Papin, ministres de la Santé et des petites et moyennes entreprises. Car entre 2020 et 2024, plus de 4 milliards d'euros ont été investis par les fonds de capital-investissement dans le secteur de la santé. Et qu'aujourd'hui, 62% des sites de prélèvement de biologie médicale sont exploités par les six principaux groupes adossés à des fonds d'investissement, et que 30 à 35 % des centres d’imagerie sont détenus par des groupes financiarisés, précise Artus de Cormis, conseiller accès aux soins, premier recours et hôpital auprès de la ministre Rist. 

Dès lors, ce plan d'action vise à "renforcer les règles de gouvernance applicables aux structures de santé", à "améliorer la transparence des organisations", à "mieux accompagner les professionnels" et à "favoriser l’alignement des financements privés avec les objectifs de santé publique", détaille le dossier de presse conjoint publié en début d'après-midi. 

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