Emmanuel Macron l’avait promis pendant sa campagne électorale : une "conférence des parties prenantes" qui doit démarrer dès le premier été de son nouveau mandat, pour prendre à bras-le-corps le problème de l’accès aux soins. Un engagement tenu… à quelques ajustements près. La conférence annoncée a, en effet, été décalée à l’automne, et elle s’est changée en CNR ou plus exactement en "déclinaison" santé du Conseil national de la refondation. Ce lancement en grande pompe, qui a eu lieu le 3 octobre dernier au Mans, a plutôt été bien accueilli par les représentants du monde pluriprofessionnel qui ont pu y assister… et qui attendent, avec impatience, la suite du processus, et les mesures concrètes qui doivent en découler.

"Nous avons vraiment senti que le Président et le ministre étaient là pour écouter ce qui pouvait être porté à la réflexion commune", se réjouit Pascal Gendry, président d’AVECSanté, la fédération nationale des maisons de santé pluriprofessionnelles, qui a particulièrement apprécié la volonté affichée au Mans d’être à l’écoute du retour des professionnels venus du département voisin, celui de la Mayenne, où il est installé. "Il se trouve que nous avons une certaine expérience de la structuration des soins primaires, et nous n’avons donc pas tout à fait été choisis par hasard", sourit-il.

C’est à nous de faire bouger les lignes, de nous saisir de cette opportunité pour faire des propositions
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