"Les médecins libéraux ne peuvent pas être les grands absents de l’organisation territoriale des soins alors qu’ils en sont les principaux acteurs", lance la CSMF dans un communiqué de presse publié le 5 août dernier, suite à la publication d'un décret au Journal officiel du 1er août qui acte la création d'un "comité de l'accès aux soins de premiers recours" dans chaque département, coprésidé par le préfet, le président du conseil départemental et le directeur départemental de l’ARS. Mais, "il n'est pas prévu que les professionnels de santé et les usagers soient représentés", déplore MG France dans un communiqué publié le 7 août. Or "comment organiser l’accès aux soins sans les médecins libéraux ?", renchérit la CSMF.
"Les médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, assurent chaque jour la prise en charge de millions de Français. Ils sont les acteurs essentiels des soins de premier recours, mais également des parcours de soins spécialisés, de l’accès aux avis d’expertise, de la prévention, du suivi des maladies chroniques et de la coordination entre la ville et l’hôpital, rappelle la Confédération des syndicats médicaux français. Pourtant, leurs représentants sont absents de cette nouvelle gouvernance. Les URPS, auxquelles la loi confie pourtant une mission d’organisation territoriale de l’offre de soins, ne sont pas mentionnées. Les syndicats représentatifs des médecins libéraux sont eux aussi écartés de cette instance. Cette absence est incompréhensible. Comment construire une politique territoriale de santé sans ceux qui assurent l’essentiel des soins ambulatoires ?"