Réduction "modeste" des symptômes anxio-dépressifs, amélioration "modérée" du bien-être et de la qualité de vie des personnes âgées, diminution de l’isolement social et du sentiment de solitude, effets "positifs" sur l’expérience des soins et le pouvoir d’agir des patients… Le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) détaille, dans un avis publié le 16 septembre dernier, l'impact de la prescription sociale sur la prise en charge des patients. Une démarche qui consiste, rappelle le Collège, à "orienter et accompagner une personne vers des activités ou des ressources non médicales en réponse à des besoins sociaux susceptibles d’influencer sa santé". Et qui s’adresse "notamment mais de manière non exclusive" aux personnes vivant avec une maladie chronique, en situation de vulnérabilité sociale, d’isolement ou présentant des troubles de santé mentale.
Née au Royaume-Uni dans les années 1990, cette approche, détaille le rapport du groupe de travail national sur la prescription sociale publié en mars 2026, s’appuie sur "un principe simple : permettre aux professionnels de santé – principalement les médecins généralistes – d’orienter leurs patients vers des activités sociales, culturelles, sportives ou communautaires susceptibles d’améliorer leur santé mentale, physique et sociale, en complément ou en alternative à une réponse strictement médical".