"Renforcer la cohérence du parcours de soins, en revalorisant la médecine de suivi et en soutenant la coopération pluridisciplinaire", c'est ce que propose la députée de droite Christelle D'Intorni (Union des droites pour la République) dans son texte déposé à l'Assemblée nationale le 4 février dernier.

Pour "redonner sa force à la médecine de proximité", la proposition de loi espère dans son 1er article "clarifier" les dénominations des structures de soins. En pratique, "seules les structures pluriprofessionnelles organisées autour d’un projet de santé partagé, répondant aux exigences de coordination et de permanence des soins, pourront être qualifiées de 'maison de santé' ou de 'maison médicale'", détaille le texte. En pratique, cela pousserait les "autres structures proposant des soins ambulatoires immédiats" à être désignées "comme 'structures de soins non programmés', afin de garantir une information transparente au patient et de préserver la lisibilité du parcours de soins". Le tout, en prévoyant une "modulation territoriale de l’obligation de participation à la permanence des soins dans les zones sous-dotées". Objectif affiché : "lutter contre le morcellement du suivi médical".

Les IPA, axe majeur de la PPL

Une mission qui s'appuierait aussi bien sur les visites à domicile que sur la coordination des acteurs de terrains, en particulier les infirmières en pratique avancée, qui "offrent une opportunité majeure pour renforcer l’accès aux soins, en particulier dans les territoires en tension". Pour ça, l'article 2 de la PPL créerait "un acte spécifique de visite à domicile" pour les patients fragiles, isolés, sujets à décompensation ou en ALD, avec une "valorisation adaptée" tenant compte : du temps de déplacement, de l’examen clinique et, le cas échéant, "de l’évaluation préalable réalisée au domicile par un infirmier ou un infirmier en pratique avancée".

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