Article publié dans Concours pluripro, mai 2026
Au DAC 61, la mise en place de l’observatoire des ruptures de parcours de santé a été concomitante à la création de la structure. "L’objectif d’un DAC est de disparaître, lance Morgan Lamboley, son directeur adjoint. De fait, on doit travailler à l’organisation du système de santé local pour faire en sorte que les professionnels du terrain n’aient plus besoin de nos services." Le DAC étant au centre de l’ensemble des parcours, il est, à ses yeux, le seul dispositif pouvant centraliser les informations recueillies par l’ensemble des acteurs du territoire. "L’équipe s’est d’emblée positionnée dans cette logique d’observatoire pour une amélioration continue des parcours et s’est construite autour de cette sensibilisation, en dédiant du temps à cette mission", rapporte Morgan Lamboley.
Après l’avoir expérimenté dans un premier temps en interne, le DAC a mis à disposition de l’ensemble des acteurs du territoire, sur son site internet, un formulaire anonymisé permettant d’identifier les situations de rupture de parcours. Les éléments sont réceptionnés par les deux animatrices territoriales et le directeur adjoint, qui, ensemble, catégorisent la rupture. Le DAC en a identifié sept principales : attractivité des métiers et du territoire, mobilité, service cloisonné, zone blanche et liste d’attente, professionnels défaillants, service défaillant et système défaillant (système législatif bloquant, par exemple). Actuellement, à l’échelle régionale, 239 ruptures ont été identifiées, dont la grande majorité déclarée dans l’Orne.