Avec seulement 23 psychologues pour 100.000 habitants, la santé mentale fait partie des grands oubliés de la santé à Mayotte. Alors que "l'île concentre des vulnérabilités particulièrement marquées, susceptibles d’affecter durablement la santé mentale de ses habitants", l'ARS s'est associée à l'ORS, et au centre collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS, EPSM Lille-Métropole), pour lancer Fikira : "la première étude descriptive de la santé mentale des Mahorais".

Une étude importante dans un contexte difficile pour le 101ème département Français. Mayotte concentre des vulnérabilités "particulièrement marquées", susceptibles d’affecter durablement la santé mentale de ses habitants. 77 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté national et le taux de chômage y est de 29 %, contre 8.3 % dans l'Hexagone. Ainsi, l'ARS, qui souhaite disposer de données "fiables et représentatives", a lancé le 22 octobre dernier la première phase de l'étude Fikira. Vingt-deux enquêteurs-traducteurs formés par le CCOMS ont débuté des entretiens en face à face, au domicile des participants. 

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