Le rapport de la mission Igas, "en phase de finalisation", doit être remis à Stéphanie Rist "d'ici la fin du mois", et permettra "d'appuyer et de nourrir l'ouverture des négociations conventionnelles dans la foulée, cinq ans après le dernier avenant, [et viseront à] concentrer la place des CPTS [et à] soutenir les actions qu'elles mènent tout en veillant à leur efficacité".
Pour la ministre, ces négos doivent aussi "mieux lier les CPTS avec France santé", ce dispositif instauré par le Premier ministre en septembre 2025, qui compte aujourd'hui "près de 3.000 structures" dont "près de 90% sont des maisons et des centres de santé", détaille-t-elle.
Concernant les fonds non consommés par les CPTS – qui tiennent lieu d'avance pour "parfois être en innovation", "en mode start-up pour explorer des sujets" ou pallier "des retards de paiement de la Cnam", ajoute Jean-François Moreul – la ministre estime qu'il faudrait "pouvoir valoriser certaines missions en utilisant des fonds qui dorment", notamment dans le contexte économique actuel : "Il va falloir trouver un équilibre entre un sérieux budgétaire économique et une discussion très locale, CPTS par CPTS, sur ce qui est financé, ce qu'il y a de côté, ce qu'il est nécessaire de préserver en trésorerie." Et, insiste-t-elle, "je ne dis pas qu'on va récupérer l'ensemble des économies des CPTS".
Quid de l'accès aux données de santé pour "mieux orienter les patients dans les parcours ?", a lancé Jean-François Moreul. Pour Stéphanie Rist, "la coordination clinique doit pouvoir faire partie des enjeux à traiter" lors de ces négos afin de "conforter les CPTS comme acteurs indispensables de l'organisation de notre système, d'être le plus efficient, et de de pouvoir apporter les financements à la juste mesure des missions".