"CPTS : déployez-vous !" C'est le message lancé ce mercredi matin par Jean-François Moreul, président de la Fédération des CPTS, en ouverture de la 8e édition des Journées nationales des CPTS, à Bordeaux. Une édition, qui rassemble 1.800 participants, et compte livrer, tout au long de ces deux journées, un plaidoyer, en marge du rapport de l'Igas sur le service rendu par les CPTS et en vue du prochain lancement des négociations conventionnelles. Car leur cadre, écrit en 2019 lors du premier accord conventionnel interprofessionnel, "a été écrit pour des CPTS qui n'existaient pas [alors]", a rappelé Delphine Secret-Pouliquen, vice-présidente de la FCPTS. "On ne dit pas qu'il faut sortir du cadre mais il est évident qu'aujourd'hui, le cadre est devenu trop petit."
Dès lors, assure Stéphane Lacher-Fougère, co-président d'Agora Lib, les futures discussions sur l'ACI seront "un moment décisif". Toutefois, "elles ne doivent pas être une simple discussion de financement mais reconnaître une évidence : une CPTS qui fonctionne est un investissement pour notre système de santé, pour nos territoires, et in fine, pour nos patients", rappelle Alexandre Perez, également co-président de l'association engagée dans le développement des CPTS en Nouvelle-Aquitaine.
Que peut-on attendre de ces négociations ? Tout d'abord, "de la stabilité", détaille Stéphane Lacher-Fougère, parce que "les professionnels ne peuvent pas s'engager si les règles changent sans visibilité". Mais aussi, "la reconnaissance du temps collectif" car "coordonner, prévenir, animer une gouvernance, répondre à une crise, c'est du soin au sens large [qui] doit être reconnu et financé à sa juste mesure". Et enfin, les CPTS souhaitent "de la confiance" : "L'exercice coordonné ne doit pas être imposé comme un modèle unique. Il doit être construit avec les professionnels à partir des besoins des patients et des réalités de chaque territoire", insiste le médecin ORL installé à Bordeaux.