Un "acte 2" pour l'un – ou du moins "une nouvelle étape majeure" – et un "contrat de confiance" pour l'autre. Entre la Cnam et la FCPTS, les termes divergent mais l'ambition des prochaines négociations conventionnelles – qui devraient démarrer courant décembre – est partagée : renforcer la place des CPTS dans le paysage institutionnel de la santé. Et pour y parvenir, assure Thomas Fatôme, après l'étape de l'installation et de la couverture territoriale aboutie, "il faut qu'on arrive à produire plus de résultats et plus d'efficacité".
Traditionnellement présent aux Journées nationales des CPTS, le directeur général de la Cnam intervenait ce matin en visio-conférence depuis les locaux de la Cnam, son "train de 6h12" ayant subi un retard considérable du fait du mouvement de grève de ce jeudi 5 novembre. Et d'emblée, il a tenu à rappeler l'engagement de ces organisations territoriales – "outils des professionnels de santé" et non "de la puissance publique" – qui ont aujourd'hui "trouvé leur place" et "maillent la quasi-totalité du territoire" avec 104.574 adhérents (dont 98.864 professionnels de santé et 475 maisons et centres de santé) et plus de 12.000 actions cumulées, précise la Cnam interrogée par Concours pluripro.
Et désormais, il s'agit de "donner à voir ce [qu'elles] font", explique Hugo Gilardi, directeur général de l'offre de soins, parce que "quand on parle de CPTS dans les cercles nationaux, parfois on a un peu de mal à en parler sous l'angle de la production et des réalisations". D'où le rapport Igas sur le service rendu par les CPTS, diligenté par la ministre de la Santé, dont les conclusions seront publiées "dans les semaines qui viennent", précise-t-il.
Financements, structure associative, parcours… "Complète" et similaire à "un travail de chercheur", la mission Igas a rencontré "une quarantaine de CPTS en direct", a recueilli plus de 600 questionnaires, et a interrogé "toutes les problématiques", se réjouit la FCPTS. Un "préalable" à l'ouverture des prochaines négociations qui devront s'appuyer sur "[les réalisations concrètes] au sein des CPTS". Pour autant, ajoute Hugo Gilardi, "il ne faut pas faire porter trop de responsabilités aux CPTS" : "Par exemple, la plupart sont très investies sur le sujet de l'accès aux soins, avec des résultats concrets, mais ce sujet est aussi la responsabilité des autorités, du ministère, de la Cnam… Donc on laisse pas les CPTS toutes seules relever [ce] défi."