Article publié dans Concours pluripro, octobre 2026
"Au cours de mes jeunes années, ce qui m'attirait, c'était la voile, les spots de surf et les concerts de rock, confie Jean-Philippe Brégère. Ma mère était pharmacienne à Poitiers, dans le centre-ville, mais je pensais vraiment ne jamais mettre les pieds dans une pharmacie d'officine !" Et pourtant, c'est bien ce métier qui lui colle à la peau depuis plus de vingt-cinq ans... bien qu'il vive à moins d'une heure de l'océan pour vivre sa passion. Après un DEA de biopharmacie et pharmacotechnie, il passe une année à Djibouti (1992) et se rend compte que "les études de pharmacie sont passionnantes. J'étais intéressé par l'aspect professionnel de santé et le côté scientifique du métier... tout, sauf la vente au comptoir !" Les expériences s'enchaînent auprès d'un façonnier pendant cinq ans – "mes actions quotidiennes étaient très variées, j'aimais cette diversité" – puis, en 1999, au début des médicaments génériques, il rejoint une pharmacie d'officine à Soyaux, en Charente.
Et son engagement ne cesse de croître, aussi bien à l'officine que dans de nombreuses instances professionnelles : président de l'URPS pharmaciens Poitou-Charentes (2012-2017), trésorier adjoint de l'URPS pharmaciens Nouvelle-Aquitaine depuis 2017... Dès 2000, il fait partie des membres fondateurs qui travaillent à la création et l'installation du bureau du syndicat, qui aboutit l'année suivante à la création de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo) dont il est l'un des vice-présidents. "L'objectif était de faire bouger les lignes, de défendre la profession et de parvenir à faire identifier le pharmacien comme un professionnel de santé... Avant, le travail du pharmacien était de pousser des boîtes et de coller des vignettes. La plus-value du syndicat a été d'engager un échange avec le ministère de la Santé, de conventionner avec l'Assurance maladie, pour aboutir ensuite à la loi HPST de 2009, qui a fait entrer le pharmacien dans le parcours de soin."