Parce que "la valeur d’une CPTS doit se mesurer à ce qu’elle change pour les patients et les soignants, avec une exigence de transparence sur chaque euro engagé", Convergence infirmière publie ce mardi les résultats d’une vaste consultation – 2.117 participantes – sur le service rendu par ces organisations territoriales. Une enquête qui donne à entendre "une parole de terrain riche, contrastée et exigeante", assure le syndicat d'infirmières libérales, alors même qu'une mission de l'Igas est en cours pour évaluer ce service rendu. Et, précise Ghislaine Sicre, présidente de Convergence infirmière, cette consultation met en lumière "une réalité contrastée : si la coopération territoriale peut apporter des bénéfices, une part importante des professionnels interrogés peine encore à en percevoir les effets concrets pour les patients comme pour leur propre exercice".
"Concours pluripro" vous détaille les principaux résultats de cette consultation présentée ce mardi dans un document de près de 60 pages.
• Près de 7 infirmières sur 10 adhèrent à une CPTS
L'enquête révèle que 69% des infirmières libérales interrogées sont adhérentes à une CPTS (5,05% l'ont été mais n'y adhèrent plus et 26% n'en ont jamais pas partie). Si 90% ont été informées de la création de la CPTS, seules 49% ont été associées au projet de création. Mais 39% des répondantes participent "activement" aux actions ou réunions de la CPTS. Si elles ont adhéré à l'organisation territoriale, c'est avant tout pour améliorer la coordination (27%), pour développer des projets (18%), ou encore pour développer leur réseau professionnel (14%). À l'inverse, 20% n'adhèrent pas aux CPTS en raison d'"absence de résultats visibles". Et 1 infirmière sur 4 (24%) a quitté l'organisation territoriale car elle ne voyait pas de "bénéfice concret".