Afin d'offrir un accompagnement des plus complets, les professionnels de la CPTS de Boulogne-Billancourt ont mis en place une "offre double", détaille Marie Giudicelli. "On propose soit un suivi psychologique au départ - les psychologues étant les professionnels évaluant la situation – qui peut découler sur une prise en charge par la sophrologue ou l'hypnothérapeute à hauteur d'une à deux séances en fonction des besoins."
Pensé comme un véritable parcours de soins, la prise en charge a été "très protocolisée" avec un processus de repérage qui s'effectue au travers des professionnels de santé adhérents de la CPTS. Ces sentinelles vont repérer et vont indiquer au patient l'intérêt d'une visite d'un psychologue à domicile. Ainsi, les professionnels de la CPTS (médecins, kinés, infirmières…) "vont donner cette liste aux patients" afin de les informer de l'existence du dispositif.
"Peut-être qu'il ne nous contactera pas, mais s’il le fait, il sera alors orienté vers un psychologue de son secteur. Le dispositif se compose d'un total de trois séances. Le psychologue va faire une première séance d’évaluation afin de voir ce qu'il se passe", indique Marie Giudicelli. À l’issue de l’évaluation réalisée par le psychologue lors de la première séance, celui-ci pourra proposer une prise en charge sur deux consultations. "Si la situation le nécessite, une orientation vers un suivi en psychiatrie sera plutôt privilégiée sur les conseils du psychiatre référent du dispositif, consulté par le psychologue. La réorientation pourra également se faire vers des praticiens de soins de support lorsque les besoins de la personne relèvent davantage de ce type d’accompagnement", poursuit-elle.
"A la fin, nous appelons le patient pour savoir s'il est satisfait, si cela l'a aidé et aussi et surtout, pour voir si nous devons nous stopper là ou pas." En effet, Psymobile se veut à la fois comme "une aide ponctuelle, un tremplin pour une prise en charge par la suite". Le dispositif compte également un psychiatre référent, "qui ne va pas se déplacer, mais qui va pouvoir nous aider si on considère qu’il y a un cas un petit peu délicat, comme un 'psychiatre-conseil'".