L’année 2025 a été exceptionnelle pour la circulation des virus en France hexagonale -839 cas autochtones identifiés - transmis par le moustique tigre (Aedes albopictus). Au-delà des nuisances qu’il provoque, il peut transmettre les maladies tropicales à transmission vectorielle, que sont la dengue, le chikungunya (739 cas autochtones en 2025) et le Zika. L’an dernier, les transmissions autochtones ont été plus précoces, le nombre de cas particulièrement élevé, et les épisodes d’une ampleur jamais observée auparavant. 

Si huit régions ont été concernées, la région Provence Alpes-Côte-d’Azur a été la plus touchée avec 60 % des cas. "Notre région est intégralement colonisée par le moustique tigre, et les professionnels de santé, médecins et infirmiers, personnes de confiance pour les citoyens, sont au cœur du dispositif de surveillance", a souligné Thomas Margeron, responsable régional au Département santé environnement de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Paca, lors du colloque consacré à ce sujet le 2 juin à Marseille. Le dispositif de surveillance renforcée est ainsi activé dans la Région du 1er mai au 30 novembre. 

La CPTS, un acteur privilégié

La lutte antivectorielle est une véritable course contre la montre pour casser la chaîne de transmission. Pour cela, il faut repérer, prescrire les mesures adaptées (prélèvements sanguins, RT-PCR et sérologie en fonction de la date d’apparition des premiers symptômes) et signaler les cas (maladies à déclaration obligatoire). "La CPTS est le bon échelon pour sensibiliser, former sur le sujet, et toucher la médecine de ville", souligne Nathalie Bonaventure, présidente de la CPTS Pays d’Aubagne et de l’Etoile. En 2025, nous avons reçu l’alerte par l’ARS, nous avons eu deux foyers sur notre territoire, un de dengue à Aubagne, et l’autre de chikungunya à Roquevaire. Nous avons alors fortement communiqué via notre messagerie interne sécurisée et privée. Il s’agissait de toucher les médecins, les infirmiers, les kinésithérapeutes et aussi les pharmaciens, tous en première ligne. Nous travaillons aussi avec les mairies et le CH d’Aubagne. Cette communication portait sur les symptômes, les préconisations, à savoir les tests à réaliser, puis la déclaration à faire auprès de l’ARS Paca. Nous avons également relayé une communication simplifiée sur les réseaux sociaux en direction du grand public."

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