"Les disparités territoriales d’accessibilité aux médecins généralistes demeurent marquées", note la Drees. En effet, les données mettent en évidence des disparités importantes selon les territoires. Pour les médecins généralistes, les 10 % de la population bénéficiant de la meilleure accessibilité disposent d'une offre moyenne 4.3 fois supérieure à celle des 10 % les moins bien dotés, soit une hausse de 5.3 % par rapport à 2023, signe d'un creusement des inégalités territoriales. Si ces disparités sont importantes pour les médecins généralistes, elles demeurent néanmoins moins élevées que pour les autres professions étudiées.
Ainsi, les chirurgiens-dentistes présentent les écarts les plus marqués : l'accessibilité des territoires les mieux dotés est 7.9 fois supérieure à celle des territoires les moins favorisés. Un ratio qui atteint 6.8 pour les masseurs-kinésithérapeutes, 6.1 pour les infirmières et 4.9 pour les sages-femmes. Entre 2023 et 2024, les disparités territoriales d’accès aux sages-femmes ont donc diminué (-3.6 %) et celles d’accès aux infirmières sont quasiment stables (-0.2%). En revanche, elles augmentent pour les kinésithérapeutes (+1.3 %) et les chirurgiens-dentistes (+1.9%).
Pour les moins bien lotis, cela représente respectivement 1.3 consultations chez un généralistes, 57.1 ETP chez les infirmières, 8 pour les sages-femmes, 37.8 pour les kinésithérapeutes et 14.4 pour les dentistes. A l’inverse, pour la population la mieux dôtée, cela représente 5.7 consultations chez un médecin, 346.6 ETP infirmière, 38.8 sages-femmes, 255.7 kinés et 114.7 dentistes.