7 ans après la première enquête nationale de 2018, l'étude menée en 2025 par Didier Truchot – professeur émérite des universités spécialisé en psychologie sociale - auprès de plus de 9.000 kinésithérapeutes, libéraux et salariés, dresse un constat sévère : la profession est confrontée à une montée des tensions liées à la charge de travail, à des revenus jugés insuffisants, à une lourde charge administrative et à des comportements négatifs ou violents de certains patients. L’ensemble de ces "facteurs de mal-être" pèse directement sur la santé psychologique des professionnels, sur leurs conditions d’exercice et sur la qualité des soins. Le signal d’alerte est clair : la santé des kinésithérapeutes se dégrade et plusieurs indicateurs de mal-être progressent dans l’ensemble de la profession. L’étude de 2025, menée sur un échantillon de 7.576 kinésithérapeutes libéraux et de 1.657 kinés salariés, montre que les difficultés ne relèvent plus seulement de la relation de soin, mais aussi d’un environnement de travail devenu plus contraignant, plus pressurisant et plus conflictuel.

Les résultats traduisent donc une dégradation progressive des conditions d'exercice. Les professionnels interrogés décrivent une charge de travail importante, à laquelle s'ajoute une rémunération jugée insuffisante, les conduisant à multiplier les heures de travail. Ils évoquent également le poids croissant des contraintes organisationnelles et administratives, ainsi que le sentiment de ne pas toujours pouvoir exercer leur métier dans les conditions qu'ils souhaiteraient. 

 

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