"Porte d’entrée du système de santé" et "pivot du parcours de soins"... C’étaient les ambitions lors de la mise en œuvre du dispositif "médecin traitant" en août 2004, dans un souci de "maîtrise des coûts, d’amélioration de la pertinence et de la qualité des soins prodigués aux patients, en organisant une prise en charge graduée des soins", détaille le rapport de la Cour des comptes publié hier, après été saisie par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale en juillet 2025. 

Mais si le médecin traitant occupe aujourd'hui "une place croissante dans le suivi des patients, la prévention et la coordination des soins", son déploiement est "incomplet". Car "en 2025, 88.5 % de la population adulte (48.7 millions de personnes) avait déclaré un médecin traitant, laissant 6.3 millions d’assurés sans médecin traitant". 

 

Un rôle pivot et central mais une répartition inégale

Si le médecin traitant se situe au centre de l’organisation des soins de premier recours en lien avec d’autres professionnels de santé, son rôle pivot est "central pour coordonner les soins primaires et orienter vers les soins de second recours", note le rapport. "Pour autant, les systèmes d’information existants ne permettent pas de recenser finement les effectifs et l’activité des médecins traitants par mode d’exercice (individuel, cabinets de groupe, maisons de santé, centres de santé), ce qui nuit à la lisibilité et au pilotage du dispositif."

 

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