La prise en charge des protections périodiques réutilisables entre en vigueur aujourd'hui pour les femmes de moins de 26 ans (deux protections par an à hauteur de 60% par l'Assurance maladie) ou les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (prise en charge à 100% quel que soit leur âge). Pourtant, dans les rayons des pharmacies, les culottes et coupes menstruelles sont souvent introuvables, peu visibles, voire carrément non proposées à la vente, avouent les pharmaciens. En cause ? Un manque de communication, mêlé à une incertitude sur la qualité des produits ou encore aux risques de fraude…
Adoptée dans le cadre du PLFSS 2024, plus de deux ans plus tard, la réforme se heurte à des difficultés. "Je ne vais pas en vendre", a tout simplement commenté un pharmacien de Pantin (Seine-Saint-Denis), interrogé par l'AFP sur le dispositif. "Je n'ai pas la place, ce n'est pas mon métier", a-t-il poursuivi.