A compter du 1er octobre 2026, les protections hygiéniques réutilisables – culottes et coupes menstruelles - réutilisables achetées en officine entrent dans le champ de la prise en charge par l’Assurance maladie, précise cette dernière dans un communiqué paru ce lundi. Cette mesure, attendue de longue date et qui devrait concerner 6.7 millions de personnes, avait été votée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 et précisée par un arrêté du 6 août 2026. Votée dans le cadre de la LFSS pour 2024, elle vise à lutter contre la précarité menstruelle, à soutenir le pouvoir d’achat en réduisant une dépense contrainte du quotidien, et à encourager l’usage de protections réutilisables, plus durables et plus respectueuses de l’environnement et non nocives pour la santé, soulignait un communiqué de presse du ministère en avril dernier. 

 

Quels produits ?

Seules les protections réutilisables référencées par le ministère de la Santé et inscrites sur la liste des produits et prestations (LPP) sont éligibles. Les culottes menstruelles (jusqu’à 19 eurosl’unité) devront ainsi être composées "a minima de trois couches", détaille l’arrêté : une couche "drainante en contact avec la peau", constituée de coton biologique (au moins 95 % de coton bio labellisé GOTS Organics) ou de lyocell, une "couche absorbante" et une "couche imperméable antifuites". L'intégralité de la culotte menstruelle doit être certifiée Oeko-Tex Standard 100 classe I ou classe II. Et sa capacité d’absorption devra résister à au moins 52 cycles de lavages d’au moins 30 °C. 

Les coupes menstruelles (jusqu’à 15,80 euros l’unité) devront, elles, être composées "intégralement de silicone médical catalysé au platine ou de TPE de grade médical. Les ions d’argent, colorant ou tout autre additif sont proscrits", détaille l'arrêté. L’exploitant devra proposer au moins deux tailles de coupes : "une contenance inférieure ou égale à 20 ml", l’autre supérieure pouvant contenir entre 20 et 30 ml.

La délivrance se fait exclusivement en pharmacie, sans ordonnance ni démarche préalable. La patiente présente sa carte Vitale ; le pharmacien vérifie l’éligibilité et oriente vers les références disponibles. Pour les bénéficiaires de la C2S, la prise en charge est intégrale (100%), sans avance de frais grâce au tiers payant intégral. 

Pour les moins de 26 ans hors C2S, l’Assurance maladie rembourse 60% du prix fixé selon le type de produit, la fourchette annoncée se situant entre 55 et 65%. Le tiers payant peut s’appliquer sur présentation de la carte Vitale. Le reste peut être couvert par la complémentaire santé.

 

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