"Ce n'est pas une grève pour augmenter et demander des tarifs supplémentaires contrairement à ce qu'on veut nous faire porter, explique Franck Devulder, président de la CSMF. C'est une grève parce que notre système de santé est menacé. La médecine libérale, ce n'est pas anecdotique, c'est 80% de réponses aux besoins de soins de la population. Et voir la médecine libérale ciblée à ce point, c'est dangereux pour l'accès aux soins."
Invités par la ministre de la Santé à une rencontre au ministère de la Santé ce samedi après-midi, les syndicats de médecins et d'étudiants ont finalement décidé de ne pas s'y rendre. Car l'échange proposé ne "semble pas de nature à modifier le cours des lois votées ou des projets de loi en attente de vote", écrivent-ils conjointement, dans une lettre adressée hier à Stéphanie Rist : "Comme vous le savez, tous les éléments de notre colère figurent dans des textes que les parlementaires ont votés ou s’apprêtent à le faire, et votre ministère sait depuis longtemps les points bloquants dont vous n'avez pas pu, ou su, ou voulu, empêcher le vote", explique l'intersyndicale, selon qui, il n'est pas nécessaire d'engager des travaux pour "renforcer" le dialogue conventionnel : "Il suffit de vouloir le respecter."
Ce qu'a complété ce matin Franck Devulder : "Nous avons demandé au Premier ministre de nous recevoir en compagnie de la ministre de la Santé, pas forcément ce soir (…) mais dès la semaine prochaine, avec des propositions. Mais à ce jour, il n'a pas souhaité donner suite à notre demande. (…) Il y a d'autres mouvements sociaux en cours actuellement en France, à Paris. Et le Premier ministre reçoit les agriculteurs. C'est un peu surprenant, alors que la première préoccupation des Français, c'est l'accès aux soins…"