L'histoire commence en janvier 2026, quand l'unique médecin généraliste d'Adriers, dans la Vienne, quitte le village pour une plus grande commune. Une mauvaise nouvelle pour Aurélie Rouffy, IPA depuis 2021, qui travaillait de pair avec la médecin. "Ce statut d’IPA crée une vraie précarité, explique-t-elle à la Nouvelle République. Je me suis battue depuis pour faire perdurer l’offre de soin." 

C'est à ce moment que le centre de santé de Mauprévoir, à quelques kilomètres, s'intéresse à l'éventualité d'ouvrir une antenne à Adriers. "J’ai accepté leurs conditions de travail pour être opérationnelle au 1er juillet." Mais voilà que quelques jours avant sa prise de poste le gestionnaire lui demande de quitter son bureau. "J’ai dû partir sans pouvoir prévenir les patients", raconte l'IPA. Une décision basée sur une rumeur, pense Aurélie Rouffy : "J’ai acheté une maisonnette à Adriers. Le bruit a couru que j’allais monter un cabinet parallèle, en profitant du matériel de télémédecine du conseil départemental. Or, avec mon conjoint, nous avons acheté pour faire du locatif, c’est tout."  

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