Selon les données arrêtées au 31 décembre 2025, 2.810 médecins généralistes se sont installés pour la première fois en exercice libéral, contre 2.130 en 2024, soit une progression de près de 32 % en un an. Ce niveau est également supérieur à celui observé au cours des années précédentes, où les installations se situaient autour de 2.300 praticiens par an. La Cnam souligne que cette dynamique intervient après une baisse de 9,8 % des primo-installations observée en 2024. Pour expliquer cette évolution, l'Assurance Maladie met en avant l'augmentation "significative du nombre de places ouvertes dans les facultés de médecine au cours de la décennie précédent"

Elle estime dans son communiqué, que ce relèvement ne commence à produire "ses effets sur le nombre d'installations que maintenant, et cette tendance positive devrait se poursuivre dans les mois et années à venir" et que ces évolutions "montrent aussi que les efforts réalisés pour renforcer l’attractivité de la médecine générale (revalorisations tarifaires, assistants médicaux…) portent leurs fruits". Les données montrent par ailleurs que le nombre de primo-installations observé en 2025 est plus de deux fois supérieur à celui enregistré en 2012. Au total, près de 52.500 médecins généralistes libéraux étaient en activité à la fin de l'année 2025.

 

Les zones sous-dotées ont le vent en poupe

Autre enseignement majeur de l'Observatoire concerne la répartition territoriale des nouvelles installations. En effet, l'Assurance Maladie indique que les zones d'intervention prioritaires (ZIP) bénéficient particulièrement de ce rebond démographique : en 2025, 891 médecins généralistes s'y sont installés, soit près de 300 installations supplémentaires par rapport à 2024, soit une hausse de près de 45 % en un an. "Ce résultat constitue ainsi une évolution particulièrement positive pour les territoires les plus fragiles. Elle participe à une meilleure répartition territoriale des médecins généralistes libéraux, au bénéfice des populations qui rencontrent les plus fortes difficultés d'accès aux soins", souligne-t-elle toujours dans son communiqué. 

 

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