127.859 euros. Le montant moyen annuel des revenus des 111.386 médecins libéraux a connu une hausse de 5.3% en 2024 (contre +2% en 2023), a indiqué hier la Caisse autonome de retraite des médecins de France (Carmf), qui précise que ce revenu "peut se comparer très approximativement au revenu brut d'un salarié". Une augmentation "probablement" liée à la revalorisation de la consultation des généralistes (passage de la valeur du G de 25 à 26,50 euros). En effet, un net écart subsiste entre le revenu moyen des généralistes et des spécialistes : +8,7% en 2024 pour les premiers, contre 3,08% pour les seconds. Cette hausse doit cependant "être mise en perspective avec l'inflation depuis 2017, date de la précédente remise à niveau" des tarifs médicaux, souligne la Carmf.

"La hausse de 6% de la consultation du généraliste passée à 26.50 euros fin 2023 n'a fait que compenser l'inflation depuis 2017", selon un graphique publié par la caisse de retraite.
En revanche, les effets de la hausse à 30 euros de la consultation du généraliste, survenue fin décembre 2024, et accompagnée d'autres hausses de tarifs pour les spécialistes ne sont pas encore documentés par la Carmf.

Crédit : Carmf

 

Une hausse très contrastée

Concernant la répartition des revenus par spécialité, les 726 cancérologues libéraux se placent au sommet de l'échelle avec un revenu moyen de 405.887. Cinq autres spécialités viennent compléter le haut du classement : les 524 spécialistes de médecine nucléaire (radiothérapie) avec 241.751 euros, les 3.912 anesthésistes-réanimateurs avec 215.912 euros, les 4.196 ophtalmologues avec 210.776 euros, les 606 anatomo-cyto-pathologistes avec 203.895 euros, les 7.785 chirurgiens avec 195.329 euros, et les 6.279 radiologues avec 194.605 euros. En comparaison avec l'année 2023-2024, la cancérologie est la spécialité à avoir enregistré la plus forte variation avec +11,8%, vient ensuite les généralistes donc (+8.7%) et l'anatomie cytologie pathologiques (+7.4%).

 

RETOUR HAUT DE PAGE