Âges, genre, secteur de conventionnement, spécialités… Dans une étude publiée ce mardi, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) fait un état de lieux des "déterminants structurels" qui ont eu une incidence sur l'évolution des revenus des médecins libéraux entre 2017 et 2021, soit, avant les dernières négociations conventionnelles de 2024. Des revenus en hausse en moyenne de 0.6% par an, en euros constants, soit après déduction de l’inflation. Et ce sont les médecins généralistes qui connaissent la plus forte hausse (+0.7%) “tandis que [le revenu d’activité] des médecins des autres spécialités diminue légèrement (-0.1%)”. Des différentes souvent marquées : 98.300 euros en moyenne pour les omnipraticiens en 2021 citre 153.300 euros pour les autres spécialités.  

 

  • Plus de femmes... mais moins rémunérées   

En 2021, les femmes médecins touchaient en moyenne 89.500 euros, soit 40 % de moins que leurs confrères (148.800 euros). Pour ce qui est de l’écart moyen de niveau d’activité entre femmes et hommes au même âge, qui expliquerait un tel écart de revenu, en 2021 il "est de 26 %" pour les médecins généralistes, et "de 36 % dans les autres spécialités".

En 2021, 41% des médecins libéraux étaient des femmes, contre 37% en 2017 et 27% en 2005. Une féminisation de la profession observée ans presque toutes les spécialités, note la Drees. “L’augmentation de la part des femmes est plus forte dans les spécialités où cette part était initialement la plus faible (spécialités chirurgicales, oto-rhino-laryngologie, cardiologie), à certaines exceptions comme l’anesthésie-réanimation où cette proportion, environ un quart de l’effectif, n’augmente presque pas. Seules quelques autres spécialités n’ont pas connu d’augmentation de la part de médecins femmes au cours des dernières années (ophtalmologie, gynécologie, médecine nucléaire).” Cette féminisation atténue la croissance du revenu d’activité moyen de 0,5 point par an entre 2017 et 2021, légèrement plus qu’entre 2005 et 2017 (-0,3 point).

  • Des médecins moins vieux et plus nombreux

Si le vieillissement de la profession était marqué entre 2005 et 2017, "la part de nouveaux praticiens [est, depuis, reparti] à la hausse". L’âge moyen des médecins, toutes spécialités confondues, "a augmenté de 4 ans entre 2005 et 2017", avant de diminuer de deux ans entre 2017 et 2021. Par exemple, la part des 55 ans ou plus représente moins de la moitié (49 %) des effectifs de médecins en 2021 contre 56 % en 2017, "et ce alors qu’elle avait pratiquement doublé entre 2005 et 2017".  

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