Quatre grands axes et 33 propositions "concrètes [et] réalistes" pour une santé "accessible, préventive et répondant aux grands défis de demain". Dans un communiqué de presse publié mardi, l'Ordre national des pharmaciens formule ses recommandations en vue de l'élection présidentielle de 2027. Des propositions, issues d'une consultation publique menée du 20 mai au 10 juin dernier et qui a recueilli 1.149 réponses, qui appellent les candidats à "mobiliser pleinement l’expertise de tous les pharmaciens" pour "bâtir les réponses" qu'ils peuvent apporter "aux attentes des patients et des usagers du système de santé, en renforçant la proximité, la coopération entre professionnels et la continuité des prises en charge".

Pour garantir l’accès aux soins et aux produits de santé, "partout et pour tous", l'Ordre propose par exemple, de permettre au pharmacien d’initier un traitement de premier recours dans l’attente d’un rendez-vous médical ou encore qu'il puisse remplacer directement un médicament "en rupture ou risque de rupture", figurant sur la liste publiée par l’ANSM, par un équivalent thérapeutique. Il suggère aussi de créer un SAS de biologie médicale afin de répondre aux besoins de la population "partout et à toute heure", d'engager une réflexion visant à faciliter l’accès aux médicaments innovants ou encore, d'encourager le rôle des pharmaciens dans la recherche. Il faudrait aussi "tirer les enseignements de l’expérimentation des antennes de pharmacie", ces annexes d'officine au sein de "communes de moins de 2.500 habitants dont la dernière officine a fermé sans repreneur" qui permettent de "bénéficier d'une desserte pharmaceutique grâce à la création d'une antenne par le(s) pharmacien(s) d'une commune limitrophe ou de l'officine la plus proche", précise le cahier des charges.

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