"Il y a du lourd !" dans ce plan "ambitieux" pour les sages-femmes, s'est réjoui Caroline Combot, lors de la présentation du "Plan stratégique 2030 de la profession de sage-femme", le 10 février dernier dans le 12e arrondissement parisien. "Dans nos différentes rencontres avec des institutions, à chaque fois, on nous disait qu'on avance des principes, mais combien ça peut coûter ? Quel type d'économie la profession de sage-femme pourrait apporter ?", explique la présidente de l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF), qui a confié cette mission à Frédéric Bizard, économiste de la santé. Mais prévient-elle, "ce ne sont pas nos propositions mais [ses propositions] pour l'ONSSF… et ça tombe bien parce qu'on est en accord."
Évolution de la formation initiale, des compétences, des missions (de soins, de santé publique, de recherche, d'enseignement)… "Valoriser la profession de sage-femme n’est pas une revendication corporatiste : c’est un impératif de santé publique et un choix stratégique pour la nation", poursuit-il. Car "le destin des sages-femmes est intimement lié à celui de la santé des femmes, à la protection de la mère et de l’enfant, à notre capacité collective à répondre aux défis du redressement de la natalité, et plus largement à la soutenabilité et à la performance de notre système de santé". D'où les leviers identifiés dans ce plan stratégique pour permettre à la profession "de trouver, d’ici à 2030, la place, la reconnaissance et les moyens nécessaires pour exprimer pleinement son potentiel". Notamment en lien avec les trois principales transitions que connaît notre système de santé : transition démographique, chronicisation des pathologies et hyper-révolution technologique.