C'est une "excellente" nouvelle, assure Cécile Cazalet-Raskin, vice-présidente de l'Ordre national des pédicures-podologues, en charge de l'exercice professionnel. Car la publication d'un arrêté, en date du 12 octobre dernier, permet aux pédicures-podologues de recourir au traitement physique des verrues du pied, notamment par l'utilisation de l'azote liquide, conformément à l’évolution de leurs compétences introduite par le décret du 6 juillet 2026. "Auparavant, on utilisait des traitements chimiques pour traiter la verrue, rappelle-t-elle. Désormais, le traitement physique par l'azote liquide rentre dans notre champ de compétences."
L'arrêté précise également les conditions de formation requises pour réaliser ce traitement physique des verrues. Ainsi, le pédicure-podologue diplômé avant 2029 doit suivre une formation continue auprès d'un organisme reconnu pour savoir réaliser un diagnostic en pédicurie-podologie (typologies des verrues et diagnostic différentiel), et appliquer le traitement à l'azote (critères d'exclusion, caractéristiques du traitement, suivi patient)… Celui diplômé à compter de 2029 en sera dispensé car le traitement sera inclus dans la formation initiale. "Cette formation, d'une durée de trois heures, a été mise en place en concertation avec les autres collègues, notamment celui des dermatologues", explique Cécile Cazalet-Raskin, qui assure que ces derniers ont été très aidants car ils "ont compris que les pédicures-podologues étaient bien formés sur la prise en charge des verrues". D'autant que cela permettra de répondre aux besoins des patients, souvent confrontés à un difficile accès aux dermatologues.
Sur son compte LinkedIn, l'Ordre s'est "félicité" de cette "nouvelle avancée qui consacre l'engagement pris par le gouvernement dans le pacte de lutte contre les déserts médicaux du 25 avril 2025".