Depuis plusieurs mois, "les sages-femmes libérales font face à une multiplication des dysfonctionnements administratifs", à une recrudescence "des indus" et à "l’absence de convergence tarifaire". Dans un communiqué publié hier après-midi, l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF) "exige des engagements immédiats de l’Assurance maladie".  Fruit de leur colère : un "décalage croissant entre des compétences médicales en constante évolution" et "un cadre conventionnel qui n’a pas suivi cette transformation". 

Ainsi le syndicat majoritaire de la profession "porte la voix des sages-femmes libérales" et demande l’ouverture "immédiate" d’un calendrier de travail "sur la convergence tarifaire et l’évolution du cadre conventionnel", précise le communiqué. "Le maintien du blocage actuel sur les revalorisations ne peut être justifié par des considérations budgétaires." L'ONSSF dénonce "un choix politique d’invisibilisation de la profession et de la santé des femmes" et demande "l’ouverture du chantier de convergence tarifaire" ainsi que "la préparation conjointe d’une renégociation d’un cadre conventionnel" devenu "obsolète" au regard de "l’évolution des compétences et des responsabilités des sages-femmes". 

Tout en manifestant sa volonté de poursuivre un dialogue constructif avec l’Assurance maladie, le syndicat avoue attendre plus que des promesses, des actes. "Les sages-femmes ne représentent que 0,3 % des dépenses de soins de l'Assurance Maladie et pourtant les avancées attendues restent bloquées, reprend Caroline Combot, présidente de l’ONSSF. Ce n'est pas une question budgétaire, c'est un choix politique. Nous demandons aujourd'hui des engagements immédiats. Si rien n'avance, la profession ne restera pas enfermée dans un cadre conventionnel construit pour une réalité qui n'est plus la sienne." 

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