"En 2025, [les sages-femmes] ont effectué une IVG sur quatre, soit 54 % des IVG en ville, tandis que 23 % ont été pratiquées par les médecins généralistes et 23 % par les gynécologues médicaux ainsi que par les gynécologues-obstétricien", précise la Drees. En parallèle, le nombre de sages-femmes ayant pratiqué au moins une IVG dans l’année continue d’augmenter "très rapidement" : +240 sur un an. En comparaison, le nombre de médecins généralistes progresse quatre fois plus lentement (+40), tandis que celui des gynécologues (médicaux comme obstétriciens) stagne (+10).
S'ils pratiquent des IVG, les professionnels de santé en font "très peu" au cours de l’année, révèle l'étude. Ainsi, en 2025, en ville, 28% des sages-femmes et 53% des médecins en ont pratiqué moins de dix. Et seuls 7% des sages-femmes et 5% des médecins en ont réalisé 100 ou plus.
• Dans les Drom, un recours deux fois plus élevé
Si le taux de recours à l’IVG en France métropolitaine est de 17 pour 1.000 habitants (17,0 ‰), celui de l’ensemble des Drom s'élève à 33,0 ‰. Soit presque le double. En Guadeloupe et en Guyane, ce taux est à plus de 45 ‰. "Il est cependant probable qu’une part non négligeable des IVG enregistrées en Guyane concernent des femmes non-résidentes, conduisant à un taux de recours surestimé sur la population résidente", note l'étude.
En 2025, les taux de recours à l’IVG "se stabilisent ou continuent de croître" dans toutes les régions de France, à l’exception de la Guyane et de Mayotte, où les taux sont en baisse pour la troisième année consécutive. "Mayotte se distingue, contrairement aux autres Drom, par un taux de recours plus faible que celui de certaines régions métropolitaines telles que la Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Corse ou l’Île-de-France", explique la Drees.
