En 2024, lors de deux enquêtes portées par l’Ordre des médecins et l’Ordre des infirmiers, 1 professionnelle de santé sur 2 déclarait avoir subi des violences sexistes ou sexuelles. "Une professionnelle sur deux qui a bien souvent vu sa carrière abîmée, sa vocation empêchée, son silence imposé", a déploré Stéphanie Rist, à l'occasion de la signature d'une charte d'engagement, aux côtés d'Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, avec les 7 Ordres professionnels*, afin de renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en santé (VSS). Une charte qui engage les Conseils nationaux des Ordres de santé "dans la lutte et pour la prévention contre toutes les formes de violences", notamment les VSS, à la suite du plan présenté par le gouvernement en janvier 2025.  


crédit : K.R

 

Une charte pour "engager ensemble une nouvelle culture", a assuré la ministre de la Santé. "Une culture où la parole est accueillie, où les victimes sont toujours protégées, où les auteurs sont poursuivis, où plus personne ne détourne le regard." Parce que "trop souvent encore aujourd’hui, les victimes ne savent pas toujours à qui parler, les procédures peuvent apparaître illisibles, les pratiques sont inégales, la formation au repérage est trop lacunaire… que les repères entre silence et loyauté, entre violences et prétendues traditions ont été brouillés", regrette-t-elle.  

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