La première étape consiste à rendre une information claire et largement accessible sur le sujet. Aujourd'hui, beaucoup recherchent des réponses en ligne avant même de consulter. Plutôt que de laisser prospérer les informations incomplètes, approximatives ou mal traduites, il est nécessaire de proposer des outils numériques validés permettant de comprendre la grande variété des symptômes, leurs conséquences potentielles et les différentes options de prise en charge.
Cette information peut être complétée par un questionnaire d'auto-évaluation simple, rempli en amont de la consultation. L'objectif n'est pas de poser un diagnostic mais d'aider à structurer la demande de la patiente et à objectiver ses symptômes, qui peuvent être nombreux et fluctuants au cours du temps. En arrivant avec un document synthétique, la consultation gagne en efficacité et le temps médical est optimisé.
La deuxième étape repose sur les professionnels de proximité. L'officine représente un point d'entrée intéressant. Présente sur l'ensemble du territoire, souvent sans rendez-vous, elle constitue, pour de nombreuses femmes, le premier lieu où exprimer leurs difficultés. Le pharmacien peut repérer une situation nécessitant une évaluation médicale, orienter vers les ressources adaptées et accompagner les femmes les plus éloignées du système de soin dans leurs démarches. Une orientation est particulièrement importante pour les patientes en situation de précarité, sans médecin traitant ou vivant dans des territoires sous-dotés. Une filière ménopause ne peut être réservée qu'aux centres urbains disposant d'une offre spécialisée abondante. Elle doit être pensée dès l'origine comme un dispositif d'équité territoriale.