C'est à l'occasion du colloque Violences sexuelles faites aux enfants : pour une culture de la protection organisé le 17 novembre par la Ciivise (Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants) qu'Adrien Taquet, secrétaire d'Etat à l'Enfance, Adrien Taquet, a annoncé Commission Indépendante que des "parcours de soins" seront adressés "cette semaine" à toutes les Agences régionales de santé (ARS) pour accompagner les enfants victimes de violences.

La "porte d'entrée centrale" au parcours de soin sera les Unités d'accueil pédiatriques d'enfants en danger (Uaped), pour à la fois "recueillir la parole" des enfants " dans des espaces sécurisants et soutenants" et les orienter vers des professionnels pour les soigner. Une centaine d'Uaped seront déployées en 2022, au moins une par département, "probablement plus à la fin 2022", avec des moyens renforcés, grâce à une enveloppe de 14 millions d'euros. 

"Entendre les enfants est essentiel, mais les accompagner est indispensable, et les marges de progrès sont immenses", a relevé M. Taquet, alors que les intervenants au colloque de la Commission Inceste ont égrené tout la journée les multiples obstacles que les victimes rencontrent : des enfants qui ne sont pas écoutés, des procédures judiciaires interminables, des indemnités de réparations "dérisoires", des thérapies longues et rarement mises en place. Une victime de violence sexuelle dans l'enfance sur deux n'a bénéficié d'aucun suivi médical et un tiers a déjà fait une tentative de suicide, selon le bilan d'étape de la Ciivise.

Offre de soins lisible et coordonnée

"Jusqu'à présent, l'enfant victime de violences se retrouvait seul avec peu de possibilités de prise en charge, ne sachant pas vers qui s'orienter. Les orientations données aux ARS vont permettre d'organiser sur tout le territoire la structuration d'une offre de soins spécialisée, lisible, graduée et coordonnée dans chaque région", a insisté M. Taquet.
Outre recueillir la parole, les Uaped pourront évaluer "les besoins de soins" et orienter l'enfant ensuite vers des services de pédiatrie ou les professionnels de santé compétents, ou, pour des troubles psychiques, vers des Centres médico-psychologiques (CMP) ou des Centres régionaux de psychotraumatisme.
400 postes vont être créés en 2022 dans les CMP infanto-juvéniles, où les délais d'attente sont déjà longs notamment en raison de la détérioration de la santé mentale des jeunes avec la crise sanitaire.

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