Sur les 1.339 projets "article 51" déposés au 31 décembre dernier, 166 expérimentations ont été autorisées : 114 sont désormais terminées dont 33 sont passées en période transitoire. Au total, une enveloppe de 540 millions d'euros a été consacrée à ces expérimentations qui ciblent quelque 1,5 million de personnes. C'est ce que met en avant le Rapport 2026 sur les expérimentations innovantes en santé "Article 51", transmis hier au Parlement, et relayé sur LinkedIn par Cécile Lambert, rapporteure générale de ce dispositif créé en 2018. "Et oui, on espère qu'il soit une source d'inspiration pour nos députés et sénateurs avant les discussions sur le dernier PLFSS du quinquennat !", lance-t-elle.

Les expérimentations touchent 12 principaux types de prise en charge : maladies ostéoarticulaires et traumatismes (57.540 personnes bénéficiaires), situations cliniques liées au vieillissement (30.385), maladies du sang et du système lymphatique (20.000), cancer (19.000), filière visuelle (18.692), maladies cardiovasculaires (16.707), diabète (16.197), maladies neurologies neurodégénératives (14.432), soutien à l'autonomie (14.206), santé sexuelle (12.806), surpoids et obésité (12.715) et troubles du neurodéveloppement (12.327).

Plus de la moitié des expérimentations sont portées par des groupements d’acteurs ou des établissements de santé (53,7%), précise le rapport. Viennent ensuite les auteurs de ville (18.3% des porteurs de projets) ou encore les pouvoirs publics (15,4%). 
 

45% des financements concernent la prise en charge en ambulatoire, 5% dans le médico-social, 18% en hospitalier et 31% en secteurs mixtes : soit 19% pour le lien ville-hôpital.

 

Source : rapport 2026 sur les expérimentations innovantes en santé "article 51"

 


"Derrière ces chiffres, il y a surtout des équipes qui ont osé tester autrement, des professionnels qui ont remis en question les habitudes, des patients qui ont accepté d'expérimenter avec nous, et des territoires qui ont inventé leurs propres solutions", ajoute Cécile Lambert. Tout en rappelant les propos de Stéphanie Rist en introduction de ce rapport – qui assurait que "les meilleures solutions naissent souvent de l’initiative des acteurs de terrain" –, la rapporteure générale estime que la "principale leçon" à tirer de ces huit années de vie de l'article 51 est que "l'innovation en santé ne vient pas seulement des technologies, elle vient aussi de nouvelles façons de coopérer, d'organiser les soins et d'accompagner les personnes".

 

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