Article publié dans Concours pluripro, avril 2026
L'"article 51" Emno (Espace médical nutrition et obésité) a été le socle sur lequel s’est bâti le tout premier parcours coordonné renforcé (PCR)..., publié au "Journal officiel" le 4 mars dernier, Journée mondiale de lutte contre l’obésité. Une date symbolique ?
Le fait que l’arrêté du premier PCR français traite de l’obésité et que sa publication ait eu lieu lors des États généraux de l’obésité, le 4 mars, également Journée mondiale de lutte contre l’obésité, est très symbolique ! À cette date, les instances étaient en devoir de réserve [en lien avec les élections municipales du 15 mars, NDLR]. La communication n’a donc pas été uniquement institutionnelle, puisqu’elle a aussi été faite par les porteurs de cette innovation. Un geste de confiance que je trouve marquant et que je salue.
Aujourd’hui, l’obésité est une pathologie qui rencontre encore des difficultés à être reconnue comme telle, avec les problématiques de parcours de soins complexes, des stéréotypes et une certaine stigmatisation des professionnels de santé. Le fait de "mettre à l’honneur" l’obésité en la choisissant comme première pathologie chronique à être à l’origine d’un parcours coordonné renforcé est assez marquant. C’est une reconnaissance pour tous les patients et pour tous les professionnels engagés, mais cela prouve également qu’il y a un besoin territorial, organisationnel et d’accompagnement de ces patients.