Chose promise, chose due. Après des mois d'attente, l'arrêté actant la création du premier "parcours coordonné renforcé" de l'histoire du dispositif “article 51”, voie de généralisation des expérimentations, a été publié au Journal Officiel ce mercredi. Huit ans après le lancement du dispositif, l'article 51 Espace médical nutrition et obésité (Emno) - consacré à la prise en charge de l'obésité complexe chez l'adulte – donne ainsi naissance au parcours "Obésité complexe chez l'adulte". 

"Le fait que [l'arrêté] soit publié aujourd'hui, Journée mondiale de lutte contre l'obésité est extrêmement symbolique, c'est un message très fort", a confié Cyril Gauthier, médecin nutritionniste à l'origine d'Emno, à Concours pluripro ce matin lors des 2e États généraux de l'obésité. "La symbolique est aussi intéressante vis-à-vis de l'obésité qui devient le premier PCR alors qu'il s'agit d'une maladie qui a encore du mal à être reconnue... Il y a là un vrai message envoyé de la part des instances. Cela montre que dix ans de terrain au travers d'une expérimentation, une capitalisation, un travail collaboratif avec les ARS, la Direction de la Sécurité sociale (DSS) et la Cnam et l'ensemble de nos équipes, permettent d'évoluer et de laisser une trace dans le système de soin. Nous sommes très fiers", a ajouté le médecin.  

 

Désormais, l’Assurance maladie prend en charge le parcours de l'obésité complexe chez l'adulte, précise l'arrêté. Une prise en charge globale qui comprend un accompagnement médical, un suivi diététique, un soutien psychologique, et de l’activité physique adaptée.  

 

Les détails pratiques

Modalités de prise en charge, conditions d'accès, étapes du parcours, professionnels habilités (médecins généralistes traitants, endocrinologues, chirurgiens, psychologues, diététiciens), critères d'éligibilité.... L’arrêté précise tous les détails pratiques pour lancer, faire valider et faire vivre le PCR. D'autant que le cahier des charges limitant le nombre de structures autorisées à organiser le PCR, il revient au directeur général de l'ARS de les "sélectionner" en organisant un "appel à candidatures".  

 

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