Seule environ une personne sur deux en situation d’obésité déclare avoir discuté de son poids avec un professionnel de santé. Et près de 3 cas sur 4, "la discussion est initiée par le patient lui-même, le plus souvent à l’occasion d’une consultation pour un autre motif". C'est ce qui ressort d'une enquête nationale – à paraître dans la revue scientifique Nutrition Clinique et Métabolisme – réalisée entre novembre et décembre 2023 auprès de 1.835 adultes représentatifs de la population française, par La Ligue nationale contre l’obésité, le Collectif national des associations d'obèses et le laboratoire Lilly France. Dans un communiqué de presse commun publié ce mardi, ils insistent sur le "décalage persistant entre les recommandations de prise en charge et la réalité vécue par les patients, avec une entrée dans le parcours de soins souvent tardive et insuffisamment structurée".

Ainsi, bien que le médecin traitant "constitue le premier interlocuteur" pour plus d'un patient sur deux (56 %), lors de la consultation, 33% des répondants indiquent que le professionnel de santé ne leur a pas demandé s’il pouvait aborder la question du poids avec eux, que les causes de la prise de poids n’ont pas été explorées (30%) et que les différentes options de prise en charge ne leur ont pas été présentées (pour 36% des répondants).

De plus, si l’attitude des professionnels est "majoritairement" perçue comme bienveillante, poursuit le communiqué, un patient sur trois (31%) relate "des remarques jugées culpabilisantes" et 27% des propos "anxiogènes". Seul un patient sur deux (55 %) se dit satisfait de l’accompagnement proposé. 

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