Initialement lancée dans quatre régions : l'Auvergne-Rhône-Alpes, le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine (qui a arrêté en décembre 2024) l'expérimentation article 51 "Cardio +" qui met en place une équipe de soins spécialisés (ESS) en cardiologie, une équipe mobile et de la téléexpertise porte ses fruits dans les territoires. Cette ESS, dont le cahier des charges a été révisé en janvier 2025, répond à un besoin structurel : mieux prendre en charge des patients cardiaques nécessitant un suivi spécialisé, en particulier lorsqu’ils relèvent de prises en charge programmées ou semi-urgentes, ou lorsqu’ils vivent dans des zones médicalement sous-dotées.
L'équipe de Centre-Val de Loire a dressé le bilan un mois après le lancement de son activité de téléexpertise en cardiologie, et les résultats s'avèrent "très encourageants" avec un délai de réponse médian d'à peine 2 heures. Au total, 30 demandes de téléexpertise réalisées dont 24 adressées par 20 médecins traitants distincts, preuve que l'expérimentation s'ancre bien dans les pratiques des professionnels du territoire. Concernant la répartition sur le territoire, 50% d'entre elles proviennent du Loiret, 40% du Loir-et-Cher et 10 % de l'Indre.
Sur ces 30 demandes, 9 ont débouché sur des consultations de cardiologie, 4 sur des rendez-vous pour examens complémentaires, et 1 a été orientée vers les urgences. Les 17 autres demandes ont été retournées vers le médecin généraliste avec une orientation en Centre Aorte Timone (CAT) pour une réadaptation.
Pour preuve de son efficacité, les délais d'attente – qui avoisinent généralement des mois en temps normal – battent tous les records : 5 ont été octroyés en moins de 24 heures, 3 rendez-vous en moins de 15 jours, 5 rendez-vous en moins de 2 mois. "Ces résultats illustrent la pertinence de la téléexpertise pour réduire les délais de prise en charge et renforcer la collaboration entre professionnels de santé sur le territoire", souligne l'équipe de Centre-Val de Loire dans son post sur Linkedin.