"Nous avons quasiment tenu tous les objectifs", se réjouit Marie-Ange Lecomte, médecin généraliste et cheffe de projet Pascia’Mans, une expérimentation "autorisée en novembre 2020, [qui] a débuté le 1er juin 2021 pour une durée de cinq ans et se terminera donc le 31 mai 2026", précise à Concours pluripro celle qui est aussi gérante de la Sisa Quartiers sud du Mans. Et comme tous les autres professionnels engagés dans l’article 51, elle attend avec impatience "le rapport d'évaluation en cours de réalisation et dont un premier retour devrait être fait le 19 mars prochain. Le compte-rendu devrait être ensuite dévoilé dans le courant du mois de mai avec un avis du CTIS", souligne Marie-Ange Lecomte qui rappelle que la décision finale "reviendra au ministère" et que "pour l'heure [ils n'ont] pas de visibilité."
Pascia’Mans (pour "Parcours accompagné de santé coordonné innovant adapté pour les patients précaires à faible niveau de littératie des quartiers Sud du Mans") mobilise l’ensemble des professionnels de premier recours (médecins généralistes, psychologues, infirmières, pharmaciens, orthophoniste, diététicienne et pédicure-podologue) et s’adresse aux patients en situation de précarité et, plus spécifiquement en Pays de la Loire, à la population migrante et même aux mineurs isolés étrangers.
Pascia’Mans repose ainsi sur les professionnels de santé, de la santé et du médico-social libéraux et/ou salariés de la MSP des Quartiers sud du Mans, composée de 4 médecins généralistes libéraux, 14 infirmières, 3 médiateurs et 2 psychologues (salariés de la structure). L'équipe d'appui, elle, se constitue de coordinateurs de parcours, d’un chargé de projet et d’une assistante administrative, qui permet notamment de mettre en place de l’interprétariat téléphonique dans pas moins de "57 langues différentes".